Vendredi 2 mai 2003


L'homme du passé


On ressent des belles choses
Quand on est nostalgique
Par cœur il se répète
Des verres de souvenirs


Il va mourir bientôt
D’un regard à sa montre
Il est toujours trop tôt
Pour avoir des soupirs


C’est triste un homme qui chante
Plus loin que le sommeil
Là où les deux yeux scrutent
Ce qu’ils ne savent pas voir

Il se croit déjà mort
Et chante son oraison
Mais il est seul toujours
Avec de la mémoire

Il attendra un peu
Plus tard dans l’oreiller
Pour s’en vouloir à tort
De ses noires convulsions

Il dira tout va bien
Et il rira un peu
Il mettra sur le compte
De l’ennui ses pulsions

Mais il réalisera
Que sa présence de vie
N’est que d’instants passés
Au futur au revoir

C’est le moment qui compte
Un jour on lui a dit
C’est pour ça que d’alors
Il fait du rien son art

C’est là où il va dire
Qu’il regrette sa vie
Qu’il voulait du passé
Pas plus que d’un dimanche

Un jour comme ça pluvieux
Mais bien vite asséché
Par une nuit à entendre
Le tic-tac sous sa manche

Le passé a raison
Quand il veut vivre encore
Et devenir futur
Juste par la mémoire

Ce sont ses derniers mots
L’homme est aujourd’hui mort
Il revit un peu là
Il n’est jamais trop tard

 

 les gens 1


L'homme truc

L'histoire joyeuse

De l'homme admiratif

Commence dès le début

Du moment si précieux,

Ou l’homme ambitieux

Mais néanmoins hâtif

Prend la femme dans ses bras,

Car il est amoureux.

De cette union si belle

Que la nuit devient  douce,

Naîtra un peu plus tard

Leur semblable en criant,

Dans une telle posture

Qu’il est ouvert à tous;

Il sera donc beau

Admiratif et bon-vivant.

 

 

L’ivrogne

Il y a près d’un lac

Souvent un ivrogne

Maladroit, vif mais triste

Je crois qu’il n’a qu’un œil

Mais moi je le fixe

Et j’attends qu’il regarde

Car toujours il regarde

Et provoque la misère

Et puis chaque fois

Je retiens l’heure exacte

Du moment si précieux

Où l’homme ouvre ses lèvres

Et remplies par le vent

Et d’une eau d’herbe plate

C’est la bouche d’un bonhomme

Sur la joue d’un pré vert

 

les gens 3


Mon ami (juillet 2003)

C’est l’hiver

J’ai un grain de raison

Dans ta main

Il est mon ami

On parle ensemble

Pourtant la neige inconnue

De son passé agricole

Ne nous écoute pas

Même lorsque aussi

Froide que la chair des fruits

Tu ouvres ta main

L’amenant à ma bouche

Tu as dans ton corps des pépins bouillonnant

D’acidité quand

Tout compte fait

Tu avales mon ami

Un marin


Je connaissais tout ça

Je connaissais le Terre

Mais le Terre passa

A détester la mer

Je connaissais les prés

Je connaissais les fleurs

Mais les fleurs ont osées

Haïr le bonheur

Je connaissais la guerre

Je connaissais la paix

Mais la paix toujours perd

Et range son épée

Je connaissais les murs

Je connaissais les pierres

Mais les pierres sont impures

Et bâties dans la terre

Je connaissais l’amour

Je connaissais le Temps

Mais le temps tous les jours

S’amuse de nous dedans

Je connaissais la pluie

Je connaissais le vent

Mais le vent la supplie

De la mouiller souvent

Je connaissais les hommes

Je connaissais leur Terre

Mais seule elle est ma pomme

Au milieu de la mer

 

 

 

L'anartiste poéchique

 

De A à Z

Soyons tout ça

Les mots nous aide

Soyons tous  A

 

 

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publié dans : Ecrit par Jul Phoque par julo
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