Mercredi 10 décembre 2003

D’abord et surtout merci encore pour les joies offertes hier à manger un yaourt au caramel sur la Tour Eiffel, ça n’est pas une bêtise de vouloir, sans ton mercredi jeudi vendredi samedi lundi et hier soir, peindre mon bus quotidien que je dois attendre toujours en regardant dans tes yeux avant que ne s’éteignent les étoiles et les poussières de pluie, car mon amour si je dis je t’aime ma vie fleurie n’oublie pas que j’ai un miracle moche d’un petit chaton si mignon que la mère souriante ne mange pas seule.

 

Et puis j’ai eu une envie folle et fou de folie molle ramollie et ameublée dans mon corps bandant d’or, alors j’ai demandé au carton dur et gris s’il croyait que la propre douceur de l’âme des chiens ; j’ai demandé à ambiphoque qu’ils me donnent eux les bisounours du samedi soir, des bisous pour réparer les assiettes cassées ou fondues qui s’amusent à courir le long de la rue Mouffetard, Paris 5ème et chercher partout des bric à brac surréalistes ; des ballets de chapeau melon cuit dans la bassine nue d’un grand pardon batracien d’une petite grenouille verte et jaune d’Océanie dont la vie qui déteste le l’art moderne allié à l’or de Madère.

 

Malgré la crise artistique, je lèche ton érection post-impressionniste est le symptôme d’un sentiment de nourriture rouge bonheur.

 


publié dans : Ecrit à deux mains par julo et claire
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