La prostituée
Au delà des mensonges
Que fume ta cigarette
Je devine
Les détours
Que sans doute
Tu as parcouru
D’idoles en amoureux
Les rencontres
Se boivent
Comme des baisers
Que l’on caresse
On a connu ta
Peau tous les jours

L’aveugle
Aux crayons de couleurs
Je calme mon envie
Je remplie des nuages
Des soleils et des fleurs
Rien n’est perdu du reste
Le ciel est tout violet
L’éternité se ressemble
Dans l’herbe bleu foncé
Que je taille d’un arbre
Vert ou bleu peu importe
La différence est ailleurs
Entre les hommes
Ils sont cachés dans la maison
Aux volets verts et jaunes
Ils fument du tabac rouge
Et chantent une belle musique
Je la dessine en noir
Sur des notes mauves claires
On dirait un joli brouillon
Une esquisse de bonheur
C’est drôle mon dessin
Ressemble trop à la vie
Avec les femmes les hommes
Tout en traits de douceur
Pas de malheur vivant
Je ne sais pas faire les coeurs
Dans la poitrine des gens
Qui pleurent tous seuls le soir
Aux crayons de couleurs
Je calme mon envie
Je remplie des nuages
Je fais semblant de voir
Le peintre
Il fait bon en hiver
La montagne et sa neige
Font un joli dessin
Qui finit d’exister
J’aime ce paradoxe
J’aime l’éphémère
Je déteste l’automne
Je déteste l’été

Le professeur de chant
Il chante les oiseaux
Qui devant sa fenêtre
Lui inspire des chansons
Et des douces musiques
Il chante les oiseaux
Il n’à rien dans la tête
Le soleil lui guide
Des mélodies jolies
Mais un jour pourtant
Un beau matin de mai
Il pu partir content
Car les oiseaux chantaient
Le vagabond
Le vagabond marche toujours
Il suit ses futurs pas
Content d’être un peu le seul
A connaître son chemin
Elle l’avait vu une fois l’hiver
Près d’un village breton
Et l’envie de sourire derrière ses pas
L’avait parcourue
Maintenant c’est l’automne
Il fait un peu plus chaud
Lui il marche encore
Elle espère en Bretagne

Les baigneuses
C’est trois femmes
En maillot
Deux madames
Une de dos
Bleu rayé
Blanc ou rouge
Même violet
Tout ça bouge
Elles chantent
On dirait
De belles plantes
Arosées
Derrière
Leur danse
La verte mer
Est immense
Leurs plage
Désablée
N’à d’herbage
Que galets
Gros morceaux
De cotons
Ils sont sots
Car ils sont
Très jaloux
Des ballerines
De leur dou-
Ce poitrine
Ils peuvent l’être
Ces cailloux
Mais l’admettre
C’est beaucoup
Car les belles
Femmes dorées
Leurs découvre
Un secret
Elles dévoilent
Ce que l’homme
Bête et sale
Leur dérobe
Quand celle-ci
Sacrifient
Leurs soucis
Pour l’envie
Tout le reste
N’est pas flou
Mais simple-
Ment jaloux
L’illégi-
Timité
Du bateau
Derrière elles
Qui caresse
La mer
Ne peut voir
Comme les pierres
Ce qu’elles offrent
Excitée
Leur pure in-
Timité
A m b i p
h o q u e , u n m o u v e m e n t