Samedi 3 mai 2003

La prostituée

Au delà des mensonges

Que fume ta cigarette

Je devine

Les détours

Que sans doute

Tu as parcouru

 D’idoles en amoureux

Les rencontres

Se boivent

Comme des baisers

Que l’on caresse

 On a connu ta

Peau tous les jours

les gens 2

L’aveugle

Aux crayons de couleurs

Je calme mon envie

Je remplie des nuages

Des soleils et des fleurs

 

Rien n’est perdu du reste

Le ciel est tout violet

L’éternité se ressemble

Dans l’herbe bleu foncé

 

Que je taille d’un arbre

Vert ou bleu peu importe

La différence est ailleurs

Entre les hommes

 

Ils sont cachés dans la maison

Aux volets verts et jaunes

Ils fument du tabac rouge

Et chantent une belle musique

 

Je la dessine en noir

Sur des notes mauves claires

On dirait un joli brouillon

Une esquisse de bonheur

 

C’est drôle mon dessin

Ressemble trop à la vie

Avec les femmes les hommes

Tout en traits de douceur

 

Pas de malheur vivant

Je ne sais pas faire les coeurs

Dans la poitrine des gens

Qui pleurent tous seuls le soir

 

Aux crayons de couleurs

Je calme mon envie

Je remplie des nuages

Je fais semblant de voir

 

Le peintre


Il fait bon en hiver

La montagne et sa neige

Font un joli dessin

Qui finit d’exister

 

J’aime ce paradoxe

J’aime l’éphémère

Je déteste l’automne

Je déteste l’été

les gens 4

Le professeur de chant

Il chante les oiseaux

Qui devant sa fenêtre

Lui inspire des chansons

Et des douces musiques

 

Il chante les oiseaux

Il n’à rien dans la tête

Le soleil lui guide

Des mélodies jolies

 

Mais un jour pourtant

Un beau matin de mai

Il pu partir content

Car les oiseaux chantaient

 

 

Le vagabond

Le vagabond marche toujours

Il suit ses  futurs pas

Content d’être un peu le seul

A connaître son chemin

 

Elle l’avait vu une fois l’hiver

Près d’un village breton

Et l’envie de sourire derrière ses pas

L’avait parcourue

 

Maintenant c’est l’automne

Il fait un peu plus chaud

Lui il marche encore

Elle espère en Bretagne

 

les gens 5

Les baigneuses

C’est trois femmes

En maillot

Deux madames

Une de dos

Bleu rayé

Blanc ou rouge

Même violet

Tout ça bouge

 

Elles chantent

On dirait

De belles plantes

Arosées

 

Derrière

Leur danse

La verte mer

Est immense

 

Leurs plage

Désablée

N’à d’herbage

Que galets

 

Gros morceaux

De cotons

Ils sont sots

Car ils sont

 

Très jaloux

Des ballerines

De leur dou-

Ce poitrine

 

Ils peuvent l’être

Ces cailloux

Mais l’admettre

C’est beaucoup

 

Car les belles

Femmes dorées

Leurs découvre

Un secret

 

Elles dévoilent

Ce que l’homme

Bête et sale

Leur dérobe

 

Quand celle-ci

Sacrifient

Leurs soucis

Pour l’envie

 

Tout le reste

N’est pas flou

Mais simple-

Ment jaloux

 

L’illégi-

Timité

Du bateau

Derrière elles

 

Qui caresse

La mer

Ne peut voir

Comme les pierres

 

Ce qu’elles offrent

Excitée

Leur pure in-

Timité

 

suite

publié dans : Ecrit par Jul Phoque par julo
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