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Parce qu’on est libre de choisir son camp, on y va gaiement.
Je suis en train d’écouter Lou Reed dans l’émission « Trafic Musique » sur France 2 présentée par l’anti-Ambiphoque, Guillaume Durand. Il y a des extraits de ses chansons entre ses réponses aux questions d’Olivier Dahan. Il dit qu’il aime tout ce qui va avec le conflit. ça me plait alors je l'écris.
Les peintures de sa première période sont mes préférées. C'est trop beau, elles dégagent quelquechose de très fort. C'est d'une banalité ce que je dis. Tout de même, elles ouvrent à plusieurs fuites en rappelant toujours la pauvre sincérité du peintre. C’est triste mais c'est beau. Souvent, les gens qui n'aiment pas sont des gens formidable. C'est trop bizarre. J'ai rencontré de grands admirateurs qui m'ont fait des regards méchants. Il y a une incompréhension autour de Bernard Buffet. J'ai parfois cette impression que l'on a quand on se sens le seul à apprécier vraiment et absolument-comme-il-faut tel artiste.
Buffet a toujours voulu peindre la réalité, fidèle a ses maîtres classiques comme Courbet. Il était très exigeant et avait des points de vues bien précis sur la bonne peinture. Son train de vie pouvait surprendre quand on sait qu'il est né dans la misère. (la guerre, les pierres, fantôme, tapi, squelette, tic de peindre, pour toujours)
Ses détracteurs l'attaquait beaucoup la dessus, sur le peintre-vedette, qui avec Annabel, Sagan, Bergé et Saint-Laurent formaient une équipée terrible à Paris Match. On dit qu'il peint nouveau riche.
Il reste fidèle à son trait, tant son talent s'y illustre. Au fil des années, ce sont les sujets qui s'enchaînent, avec l'attachement de Bernard pour leur splendide vérité. Sa côte est astronomique.
Il se tuera, angoissé de ne plus pouvoir.
« Jusqu’à la décomposition, je composerai ».
La phrase de Gainsbourg colle à Buffet, et comme un Warhol, il faisait plusieurs bases en même temps, il ne s'arrêtait jamais. C'était un vrai peintre. C'est passionnant quand on s'intéresse à sa peinture de voir les périodes, les époques. Toujours ce sentiment peut-être de faire de mieux en mieux, sans en être vraiment convaincu, et donc de refaire et de recréer. On a aussi reproché à Warhol ce que l’on a reproché à Buffet.
Hector Obalk n'est pas un amateur complet.
« j'aime les images qui méritent d’être sérigraphiées »
Bernard Buffet a tout peint, de la chambre morte au bouquet de fleurs pétant de vie, des nus de 6 mètres incroyables au rues de New York oranges psychédéliques, des christs, des natures mortes, des poissons, des sgorilles, des travestis, des arbres, des clowns bien sûr, mais des bagnoles et des Mao, des cuisines et des paysages, des rues et des tables, des gens connus et des inconnus, des japonais, des visages, des poulets, des canards et des grenouilles, des putes et des banquiers…
J'aime bien faire un effort pour apprécier, on apprécie à plusieurs.
Il ya des livres (Bernard Buffet, le peintre crucifié par Stéphane Laurent chez Michalon/ Secrets d’ateliers, Bernard Buffet avec des textes d’Annabel, chez Flammarion) et la Galerie Maurice Garnier, dans le 8ème rue Matignon.
Écrivez-moi si vous avez envie d’en parler, de tout ça quoi.



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